mercredi 22 octobre 2008

Louis Camoin

Je profite de la présence au Village des antiquaires de Fifi Turin (http://www.fifiturin.fr/) d’un buste en marbre par Louis Camoin pour vous donner la courte notice que je lui ai consacrée dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :


Louis Camoin, Mai, buste en marbre, 1900
(titré, signé et daté au dos)
Village des antiquaires de Fifi Turin, bd Fifi Turin, 10e arrondissement
Camoin Louis (Marseille, 2 juin 1874 – ?), sculpteur
Élève de Thomas et Injalbert à Paris, il présente des portraits en buste aux expositions de l’Association des Artistes Marseillais de 1897 à 1899 : Mme A. G. et M. L. Espinos (1897), Jeune fille et Tête de Vieillard, étude (1898), Th. Ralli-Scaramanga et Gisèle (1899). De plus, il envoie une statue en plâtre, David accroupi guettant Goliath, au Salon des artistes français de 1899.

mardi 14 octobre 2008

Info people de 1907

J’ai trouvé un entrefilet sur Constant Roux dans Le Petit Journal, lundi 23 septembre 1907. Comme je le trouve amusant, je vous le communique.

Le sculpteur Constant Roux blessé en tombant de bicyclette
Le statuaire Constant Roux, qui passait hier à bicyclette sur la place de l’Observatoire, est tombé de machine et s’est fracturé la cuisse [sic]. Il a été admis à l’hôpital Cochin.
M. Constant Roux, prix de Rome en 1894, avait obtenu une médaille de 2e classe au Salon de 1902. Il a exposé cette année au Salon des artistes français un groupe : Les Convalescents, monument en pierre et marbre, élevé à L. Salvator, bienfaiteur des hospices, et un bas-relief en plâtre : L’Eau et le Feu.

Constant Roux, Les Convalescents, monument en marbre et pierre, 1907
Photographie au Salon de 1907 dédicacée par l’artiste
collection personnelle
Le monument se trouve aujourd’hui dans le parc de l’hôpital Salvator
(9e arrondissement de Marseille)

J’avais eu l’occasion de parler de cet accident de vélo dans mon article « Constant Roux (1865-1942), un sculpteur à la cour du prince Albert 1er de Monaco » (Annales monégasques, n°27, 2003, p.185). Voilà ce que j’en disais à l’époque :

Hélas, un accident survenu à l’automne interrompt l’ouvrage en cours : le sculpteur se casse le col du fémur, ce qui l’immobilise de longs mois. Après un séjour prolongé à l’hôpital Cochin, le prince de Monaco, par le biais de Louis Mayer, l’invite pour sa convalescence en Principauté. Parti pour trois semaines en janvier 1908, il y demeure jusque début août1.

1 Archives du Palais de Monaco C712 : lettres de Constant Roux au prince Albert 1er du 31 décembre 1907 et du 31 juillet 1908 ; Archives Nationales F/21/4267, dossier Constant Roux, sous-dossier Poussin : lettre de Constant Roux au Sous-secrétaire d’État aux Beaux-Arts du 3 février 1908.

jeudi 9 octobre 2008

Charles Delanglade

Aujourd’hui je vous donne une notice qui n’est pas issue du Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur mais de Bâtir un palais pour l’épargne :

Charles Delanglade (Marseille, 26 mai 1870 – Marseille, 19 janvier 1952), sculpteur
- Élève d’Émile Aldebert à Marseille ; de Jules Cavelier, Ernest Barrias et Alfred Lanson à Paris
- Récompense : mention honorable au Salon des artistes français de 1910
- Honneurs : membre du Comité régional des arts appliqués de Marseille (1916-1936) ; membre de l’Académie de Marseille (1918) ; président de l’Exposition catholique de Marseille (1935)

Charles Delanglade, photographie publiée dans Dictionnaire biographique des Bouches-du-Rhône, Paris, 1901, p.356

Constant Roux, Charles Delanglade, buste en plâtre teinté exposé au Salon des artistes français de 1931 (n°3942) – collection personnelle

Charles Delanglade est le fils de notables phocéens ; sa fortune lui permet de sculpter en dilettante et non pour vivre. S’il expose peu au Salon des artistes français (1895, 1897, 1900, 1910), il est très présent au Salon marseillais entre 1894 et 1922. Il y montre une production variée : des portraits, des médailles, des bibelots d’art en argent, en ivoire, en bois précieux, en bronze doré ou en marbre, des faïences et des grès… Ces derniers matériaux l’intéressent d’ailleurs au plus haut point : il crée ainsi trois fabriques de céramiques entre 1898 et 1920, relançant de fait cette production en provence.

Charles Delanglade, Vase aux chardons, céramique irisée
passée sur le marchée de l’art en 2008

lundi 6 octobre 2008

Salomon Laugier

Je vous livre une nouvelle biographie de sculpteur marseillais issue de mon livre Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Laugier Marius François dit Salomon (Marseille, 3 avril 1835 – Marseille, 31 janvier 1890), sculpteur
Élève de l’École des Beaux-Arts de Marseille, il obtient une bourse municipale pour poursuivre ses études à Paris dans l’atelier de Jouffroy, puis pour un séjour en Italie. Il expose à Marseille, essentiellement des portraits (1861, 1862 – M. C. L… [Charles Laugier, père de l’artiste], buste plâtre, et M. J. Rave [peintre], médaillon marbre –, 1863, 1866, 1877). Il participe cinq fois au Salon parisien entre 1866 et 1879. Le jury lui refuse une récompense en 1868 parce que certaines parties de son Pêcheur catalan pris par une pieuvre sont moulées d’après nature. Son groupe de Lutteurs, exposé en plâtre au Salon de 1879, a été fondu en bronze (Museum of Fine Arts, Springfield, Massachusetts, USA). Par ailleurs, il collabore à la décoration de l’École des Beaux-Arts-Bibliothèque de Marseille (buste de François 1er et médaillon de Pierre de Tournefort, 1870) ; par contre, il n’honore pas la confiance de la Ville en abandonnant la commande de deux statues et d’un bas-relief pour la façade de l’église Saint-Cannat (1870).

Salomon Laugier, François 1er, buste marbre, 1870
Palais des Arts, 1er arrondissement

Salomon Laugier, Théodore Bernex, buste plâtre, 1866
Cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement