vendredi 25 septembre 2009

La République (Constant Roux sculpteur)

Me voilà de retour en région parisienne après mes journées marseillaises du patrimoine. Ceci me rappelle que j’ai étudié dans ma thèse une sculpture qui se trouve dans l’escalier d’honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône : La République de Constant Roux (1865-1942). Je vous livre la notice de cette œuvre issue de ma thèse :

Le 22 octobre 1898, un conseiller général demande un devis estimatif pour l’érection d’un buste en marbre de la République à la Préfecture des Bouches-du-Rhône. Les premiers chiffres avancés par l’architecte du département paraissent mesquins (2018,80 francs). Aussi, en avril 1899, un nouveau devis est-il fixé à 9500 francs pour une statue en pied. Un concours est ouvert : Constant Roux l’emporte de deux voix sur son concurrent direct Auguste Carli (1868-1930). L’artiste expose son œuvre achevée au Salon de la Société des artistes français de 1903 (n°3159).

Constant Roux, La République (statue marbre, 1903) au Salon

Enfin, durant l’été 1903, la sculpture est mise en place dans l’escalier d’honneur de la Préfecture pour être inaugurée le 14 mars 1904.

Constant Roux, La République, statue marbre, 1903
Signé et daté sur la plinthe à droite Constant Roux 1903
Escalier d’honneur, Préfecture des Bouches-du-Rhône, 6e arrondissement

mercredi 16 septembre 2009

Journées du Patrimoine

Juste un petit message publicitaire : voici mon planning pour les Journées du Patrimoine 2009 à Marseille :

Vendredi 18 septembre, à 18h – Rendez-vous devant la Brasserie des Danaïdes
Visite-conférence « Le cours du Chapitre à la Belle Époque : histoire de la Fontaine des Danaïdes »

Samedi 19 et dimanche 20, de 9h à 17h – Entrée par la rue Edmond Rostand
Visite guidée des Salons d’apparat de la Préfecture des Bouches-du-Rhône

Les visites sont gratuites ; pensez seulement à vous munir d’une pièce d’identité pour la visite de la préfecture, vigipirate oblige !

lundi 14 septembre 2009

Le cours du Chapitre à la Belle Époque - V

Afin de faciliter l’installation de la fontaine, Jean Hugues a taillé à la base du groupe central quatre signes correspondant à l’orientation qu’il souhaitait et qui avait été arrêtée. Cependant, l’architecte de la Ville de Marseille – qui doit procéder à la mise en place sans la présence de l’artiste – lui écrit pour obtenir quelques précisions : comment l’eau doit-elle arriver dans la vasque octogonale ? Comment doit-elle en sortir ? Par surverse autour de la vasque ou par vidange intérieure ? Autre point délicat : la vasque étant placée au-dessus du niveau de l’œil, l’eau ne s’y verra pas. Bref, l’architecte met en évidence le fait que la fontaine s’impose par la dominance de la pierre sur l’eau. Ici, pas de jets grandiloquents, pas de cascades abondantes bondissant de bassins en bassins. La présence importante du marbre de Carrare, matériau noble par excellence, fait des Danaïdes une œuvre de Salon posée au milieu d’une vasque plutôt qu’une fontaine.

Jean Hugues, Les Danaïdes, groupe central marbre, 1907
Vues diverses avant restauration

L’iconographie de la sculpture ne présente pas les 49 meurtrières qui surchargeraient inutilement le monument. Seules six Danaïdes symbolisent le châtiment des dieux de l’Olympe. Avec une économie de moyens, le sculpteur a su restituer les différents tourments de l’âme et du corps. 1- Au sommet de la composition pyramidale et spiralée se dresse la première damnée qui déverse stoïquement le contenu de son urne ; son visage exprime une résignation sereine, signe d’acceptation de sa peine. Sa place élevée en fait le modèle du labeur expiatoire. 2- À sa droite, en contre bas, une Danaïde retient d’une main molle sa jarre posée sur le rebord du puits ; les traits tirés, la tête penchée, les mains fatiguée traduisent l’épuisement physique et psychologique à remplir une tâche impossible. 3- Le groupe pivote vers l’arrière, dévoilant une jeune femme tenant son récipient par le col ; la main droite dans sa chevelure, elle évoque la lassitude devant l’éternité du châtiment. 4- La Danaïde suivante revient vers l’avant du groupe ; seule à exprimer un mouvement, elle gravit les rochers sans cruche tout en s’arrachant les cheveux à deux mains : elle représente sans doute le remords. 5- La figure suivante est plongée dans une méditation mélancolique ; adossée au rocher, le bras gauche calant négligemment son amphore sur la hanche, elle paraît méditer sur son destin. 6- Enfin, tombée à genoux, la dernière criminelle tente vainement – image du désespoir –d’arrêter de ses mains l’eau qui fuit et repousse indéfiniment un possible acquittement.
Le centre de la composition est le « tonneau percé », symbole du châtiment divin et justificatif des poses variées des six Danaïdes. Pour des raisons pratiques et esthétiques, un puits se substitue au traditionnel tonneau. Chacune de ses faces est orné d’un mascaron antiquisant à l’intérieur d’un médaillon. Des bouches stylisées rappelant celles des masques de tragédies antiques s’échappe l’eau. Si le masque de gauche crache le liquide à grandes eaux, le 2nd mascaron visible semble, par sa tête inclinée, prendre en pitié la jeune femme agenouillée. Plus qu’un simple accessoire, le tonneau participe activement à l’action.
La vasque, à son tour, complète l’iconographie en mettant l’accent sur un aspect plus concret du châtiment : l’enchaînement en expiation de leur faute. À chaque angle de l’octogone jaillit, telle une figure de proue, la tête d’une belle jeune femme. Chacune à une pose différente, cependant l’expression de souffrance les unit au sort des six Danaïdes du groupe central. La longue chevelure de ces huit personnages se développe à chaque fois sur deux panneaux de la vasque, créant ainsi une guirlande de cheveux aux courbes art nouveau. À la chevelure se mêle une chaîne passant derrière le cou des damnées et pesant comme le joug de leur crime.
Cette belle fontaine, par son histoire, est donc la seule à ne pas évoquer Marseille et son commerce dans la cité phocéenne. Malheureusement, elle souffre des fientes corrosives des pigeons qui attaque le marbre de Carrare. Toutefois, dernièrement, elle a fait l’objet d’une campagne de restauration et la Danaïde qui domine la composition a recouvré ses bras, lui permettant ainsi de poursuivre sa tâche éternelle.

La Fontaine des Danaïdes en cours de restauration
(décembre 2005)

vendredi 11 septembre 2009

Le cours du Chapitre à la Belle Époque - IV

Bien qu’elle reproche la lenteur de l’artiste, la municipalité est également responsable du retard car elle ne verse sa part contributive qu’en mars 1906 (d’où la commande tardive du marbre !). Par ailleurs, lorsque Hugues prévient le Conseil municipal de l’achèvement des travaux de sculpture en avril 1907, la Ville tarde à voter les fonds pour l’aménagement du bassin du Chapitre (aménagement de la place, établissement d’une dalle de béton armé pour accueillir le groupe sans parler des frais d’emballage, de transport par chemin de fer PLM et de camionnage jusqu’au site).
Constatant ce contretemps, le sculpteur décide d’envoyer son motif central au Salon des artistes français de 1907 (n°2976), ce que réprouve la Ville qui, pourtant, ne peut le réceptionner. Si les travaux d’aménagement ne sont pas effectués à la fin du Salon (fin juin), il propose de livrer l’œuvre à l’État afin qu’il la remise dans un dépôt en attendant le bon vouloir de Marseille.
Le Conseil municipal fait établir un devis estimatif des travaux d’aménagement à 5000 francs-or dont 2100 francs-or pour la maçonnerie (dalle de ciment armée de 30 cm d’épaisseur apte à recevoir les 12000 kg de la fontaine en eau, piédestal en brique pleine, marche circulaire en pierres froides de Cassis autour de la vasque, installation de l’œuvre). La dépense est couverte par un crédit inscrit au budget primitif de l’exercice 1907. Toutefois, lorsque le groupe principal prend le train de Paris à Marseille le 17 juillet 1907, le chantier n’est toujours pas ouvert. Pour sa part, la vasque arrive par voie maritime depuis l’Italie et débarque à la fin juillet à la Joliette.
Les travaux d’aménagement, après soumission, sont confiés à l’architecte-entrepreneur Fernand Allar (1871-1927), neveu du sculpteur André Allar (1845-1926) et fils de l’architecte Gaudensi Allar (1841-1904 ; architecte du Monument des Mobiles ou de l’immeuble sis à l’angle de la rue de la Grande Armée et du cours Joseph Thierry). Hélas ! malgré le choix de l’entrepreneur, les travaux ne débutent pas avant la fin du mois de septembre : en effet, les ouvriers chargés de la besogne sont jusque là en grève et manifestent à l’extérieure de la cité phocéenne. Les honoraires de Fernand Allar lui sont versés le 15 octobre 1907. Enfin, tout semble prêt pour une inauguration solennelle : le 18 décembre suivant, une demande de fourniture de 28 m2 de calicot blanc est passée afin de recouvrir le monument.
Malheureusement, le financement conjoint du monument rend obligatoire la présence d’un membre du gouvernement à la cérémonie inaugurale. Or, les élus marseillais s’avèrent incapables de réunir les officiels requis. Le 19 septembre 1913, le maire Amable Chanot écrit une nouvelle fois au malheureux artiste : « Le séjour de M. Poincaré à Marseille sera de trop courte durée pour qu’on puisse espéré qu’il y soit ajouté l’inauguration de la fontaine des Danaïdes. » Ainsi, le seul monument public érigé par la Ville à cette époque-là est-il également le seul à n’avoir jamais connu de consécration.

La Fontaine des Danaïdes sous la neige (14 janvier 1914)
comme symbole de son infortune

jeudi 10 septembre 2009

Le cours du Chapitre à la Belle Époque - III

L’œuvre en plâtre est achevée au printemps 1903. Le sculpteur marseillais la présente cette année-là au Salon des artistes français (mai-juin) sous le n°2862 du catalogue. L’intitulé est le suivant : « Les Danaïdes, ensemble décoratif formant fontaine ». Pour Jean Hugues, la présentation du plâtre n’est que le premier pas en vue d’une commande officielle qui transformerait le groupe en fontaine définitive. Devançant une éventuelle demande, il prend personnellement contact avec le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts auprès duquel il sollicite l’achat de son œuvre par l’État. Il estime le monument à 40000 francs-or (10000 pour l’achat du plâtre et 30000 pour la traduction en marbre). Le ministre accepte le marché à condition qu’une municipalité fasse compte à demi avec l’État, réduisant ainsi le coût d’acquisition de moitié, soit 20000 francs-or pour chacun des acheteurs.

La Fontaine des Danaïdes (plâtre)
au Salon des artistes français de 1903

Hugues se tourne naturellement vers sa ville natale. Le maire Amable Chanot (1855-1920 ; maire de 1902 à 1908 et de 1912 à 1914) se montre sensible à un partenariat financier qui lui permettrait – enfin ! – d’embellir la cité phocéenne à moindre coût : il dépêche, pour la forme, une commission pour évaluer l’intérêt artistique de l’œuvre. La réponse favorable est donnée lors du conseil municipal du 5 novembre 1904. La Ville doit alors verser le montant de sa part contributive à la caisse du Trésorier général à titre de fond de concours ; à partir de ce moment, l’État s’occupe en totalité de la commande et du suivi des travaux : un arrêté en date du 1er avril 1905 entérine l’achat du plâtre et un second, daté du 16 mars 1906, la commande du marbre.
Les 40000 francs-or payés à l’artiste comprennent l’ouvrage entier (modèle, groupe et vasque), la pierre restant à ses frais. Par contre, les dépenses effectuées pour l’érection de la fontaine (maçonnerie, canalisations…) au milieu du bassin du cours du Chapitre – le site retenu – demeurent à la charge des édiles marseillais.
Le temps passe et, bientôt, la municipalité se plaint du temps écoulé entre l’achat et la livraison des Danaïdes. Il est vrai que, prise d’enthousiasme, elle avait rebaptisé une portion du cours « place des Danaïdes » dès le 25 novembre 1904. Jean Hugues répond vertement au Conseil municipal par lettre du 1er juin 1907 que les pourparlers ont duré longtemps et que la commande officiel a été tardive (avril 1905) ; qu’à partir de ce moment-là, il a dû faire venir à Paris des blocs de marbre de Carrare aux dimensions voulues et d’un poids moyen de 800 kg par pièce, lesquels n’étaient pas toujours à la disposition de la demande ; enfin, qu’il faut du temps pour achever une œuvre comptant six figures, des accessoires et une vasque octogonale de 16 mètres de développement. Le travail du statuaire - avec l'aide de praticiens - s’échelonne de 1905 aux premiers mois de 1907, entre Paris (taille du groupe principal) et Carrare (exécution de la vasque).

lundi 7 septembre 2009

Le cours du Chapitre à la Belle Époque - II

À la même époque (1900-1903), le sculpteur marseillais Jean Hugues (1849-1930) commence à travailler à l’élaboration d’une fontaine décorative… L’homme est alors un artiste reconnu et estimé qui collectionne les honneurs : grand prix de Rome en 1875, plusieurs fois médaillé aux Salons des artistes français (1878, 1881, 1882) et aux Expositions universelles (1889 et 1900), chevalier (1889) puis officier (1903) de la Légion d’honneur, professeur de modelage à l’École des Beaux-Arts de Paris (1897).
Hugues s’attaque donc à la conception de sa 1ère fontaine. Pour ce faire, il se plonge dans le mythe des Danaïdes que voici : Égyptos – roi d’Arabie qui conquiert l’Égypte à laquelle il donne son nom – veut marier ses 50 fils aux 50 filles de son frère Danaos, roi d’Argos. Bien qu’éprouvant de l’aversion pour un mariage contre nature avec leurs cousins, les Danaïdes sont contraintes à cette union. Mais, un oracle ayant prédit l’assassinat de ses filles, Danaos leur ordonne, le soir des noces, de cacher dans leurs cheveux une grande épingle dont elles se serviraient pour percer le cœur de leurs maris dès qu’ils dormiraient. Toutes obéissent sauf une, Hypermnestre, qui sauve son époux Lyncée et l’aide à s’enfuir. À leur mort, les 49 meurtrières sont jugées et précipitées dans le désert du Tartare, condamnées à remplir éternellement des jarres percées. Ce châtiment est resté célèbre par l’expression du « tonneau des Danaïdes », qui désigne une tâche absurde ou sans fin. Le sujet se prête idéalement au motif d’une fontaine.

Trois feuillets des carnets Hugues traitant de la Fontaine des Danaïdes vers 1901
Cabinet des dessins, musée du Louvre

Toute œuvre sculptée passe d’abord par le dessin. Les esquisses sont les premières recherches du statuaire pour établir la gestuelle et la pose de chaque personnages ainsi que la composition d’ensemble. Jean Hugues, pour sa part, exécute l’essentiel de ses croquis sur des carnets de petites dimensions (environ 15 x 10 cm), quadrillés ou blancs (cf. 19 carnets Hugues, cabinet des dessins, musée du Louvre). Une fois le projet clairement établi, l’esquisse sur papier est traduite en une maquette de terre cuite (cf. musée d’art et d’histoire, Belfort) et finalement en plâtre de grandeur (ou demi-grandeur) de l’exécution, devenant le modèle pour la traduction ultérieure en matériau noble, en l’occurrence le marbre.

Jean Hugues, Les Danaïdes, groupe en terre cuite, 1901
37,5 x 18 x 19,5 cm
musée d’art et d’histoire, Belfort

samedi 5 septembre 2009

Le cours du Chapitre à la Belle Époque - I

Le directeur de la Brasserie des Danaïdes Nicolas Durcin, après avoir lu sur mon blog l’article du 24 février 2008, m’a demandé d’animer une visite-conférence en marge des prochaines journées du patrimoine. Le sujet portera sur « Le cours du Chapitre à la Belle Époque : histoire de la fontaine des Danaïdes ».

Rendez-vous le vendredi 18 septembre 2009, à 18 heures, devant la Brasserie des Danaïdes (4-6, square de Stalingrad – 13001 Marseille / métro : Réformés-Canebière). Contact et renseignements : Brasserie des Danaïdes – 04 91 62 28 51 / www.lesdanaides.fr

J’ai décidé de vous livrer en avant-première (et en plusieurs livraisons) le canevas de ma conférence :

I

Sous la IIIe République, la Ville de Marseille poursuit sa politique d’embellissement urbain commencée sous le régime précédent (cf. Palais Longchamp, élargissement de la rue Noailles pour former l’actuelle Canebière…). Toutefois, son budget est lourdement grevé par le remboursement des emprunts à long terme contractés sous le Second Empire et qui ne sera soldé qu’après la 1ère Guerre mondiale.
De fait, les projets somptueux sont-ils abandonnés, faute de moyens, à des comités (cf. Monument des Mobiles, 1894 – J. Turcan) ou à des mécènes privés (Fontaine Estrangin, 1890 – A. Allar ; Fontaine Amphitrite, 1906 – A. Carli ; Fontaine Cantini, 1911 – A. Allar). La Ville se contente alors de projets plus modestes comme pour le 1er aménagement du cours du Chapitre.
Au milieu du XIXe siècle, le Chapitre était encore un vaste carré sans issue où l’on jouait au boules tandis qu’aux environs (Cinq Avenues, Chartreux) on chassait le lapin. À l’origine, il s’agit d’un domaine appartenant aux chanoines de Saint-Victor, vendu comme bien national le 26 mai 1791. La place prend le nom de « cours du Chapitre » le 8 avril 1808, mais il faut attendre la 2nde du siècle pour qu’elle soit rattachée à l’urbanisme marseillais ; elle reste cependant excentrée (reproche que l’on faisait également au Palais Longchamp). Néanmoins, au tournant du XXe siècle, les platanes touffus font du lieu une oasis, l’un des coins les plus ombragés et les plus frais de la cité phocéenne qui attire les promeneurs ; ceux-ci s’attablent ensuite, pour boire ou manger, à la terrasse de la grande Brasserie du Chapitre (l’actuelle poste). À partir de 1908, un bar s’installe en face, au n°6 (à l’actuel emplacement de la Brasserie des Danaïdes, sise 4-6 square de Stalingrad).

La Brasserie du Chapitre, carte postale, avant 1910

La Ville intervient donc une 1ère fois dans l’embellissement du cours en 1896. Elle installe un bassin (dont le pourtour existe toujours) pour commémorer la visite en France du tsar Nicolas II et de la tsarine Alexandra du 5 au 9 octobre 1896 (pour sa part, Paris construit le pont Alexandre III !). Telle est l’ambiance du Chapitre en 1900 : un lieu d’agrément.

Le Cours du Chapitre et les Réformés, carte postale, avant 1907
Vue du bassin avant l’érection de la fontaine des Danaïdes

jeudi 3 septembre 2009

Portrait d'enfant (Alexis Pigalio sculpteur)

Dans l’actualité des ventes sur E-bay, on trouve cette semaine une œuvre du sculpteur marseillais Alexis Baptistin Pigalio (1860-1895). Il s’agit d’un portrait d’enfant circonscrit dans médaillon en terre cuite (19 x18 cm), signé et daté B. Pigalio 1884. C’est une œuvre de jeunesse : l’initiale est encore celle de son nom d’enfant (Baptistin) avant qu’il n’opte pour son second prénom (Alexis) qui est également celui de son défunt père. En 1884, il est encore élève de Falguière à l’École des Beaux-Arts et n’a participé qu’à une seule exposition en 1883 (Salon des arts décoratifs de 1883 – Pigalio Baptistin, n°23 Portrait de François Boucher, bas-relief en terre cuite).

Alexis Baptistin Pigalio, Portrait d’enfant, médaillon terre cuite

Ce portrait séduisant est proposé à 99 €. Malgré une bonne facture, le prix est légèrement excessif à mon sens. Toutefois, les œuvres de Pigalio sont assez rares, alors pourquoi pas. La vente échoira dimanche 6 septembre.

Addenda du 6 septembre 2009 : le médaillon est parti à 100 €.