mercredi 14 décembre 2011

Le garage Devoulx (Félix Guis sculpteur)

Durant l’Entre-deux-guerres, la voiture se démocratise et crée de nouveaux métiers tels que garagiste et concessionnaire automobile. Des architectures nouvelles répondent aux besoins générés. À Marseille, le plus célèbre de ces établissements reste le Palais de l’Automobile voulu par Raoul Mattéi (1890-1970), directeur de la Société des Auto-Taxis Marseillais et concessionnaire régional de Citroën. Ce bâtiment, construit sur le Prado en 1924-1925 par l’architecte André Ramasso et décoré par le sculpteur Alphonse Annoi, est détruit en 1989.

Ce destin est malheureusement celui de la majorité des garages édifiés à cette époque. Un cependant a survécu : le garage Devoulx, sis 21-23 rue Terrusse. L’Indicateur marseillais de 1932 le présente comme une agence de Peugeot. Sa façade très géométrique s’orne de deux bas-reliefs identiques dus à Félix Guis (1887-1972) où une procession de véhicules soulève des volutes de poussière et de fumée.

Publicité pour le garage Devoulx, Indicateur Marseillais 1932



Félix Guis, façade du garage Devoulx (ensemble et détail), vers 1930
21-23 rue Terrusse, 5e arrondissement

jeudi 1 décembre 2011

Ferdinand Faivre

Le sculpteur marseillais Ferdinand Faivre (1860-1937) est relativement peu présent sur le marché de l’art, malgré une œuvre importante vouée à l’édition (bronzes, faïences, grès…). Il figure néanmoins dans une vente publique, le 4 décembre prochain à Lille, avec une statuette en bronze sur un socle en marbre rose intitulée La chatte métamorphosée en femme (13,5 x 26,5 x 11 cm). La sculpture dont le sujet s’inspire de Jean de La fontaine (Fables, II, 18) est sans doute contemporaine de sa version en marbre qui figure au Salon de la Société des artistes français de 1906 (n°3083).

Ferdinand Faivre, La chatte métamorphosée en femme, bronze

Le sculpteur est encore plus rare à Marseille. J’ai cependant retrouvé l’été dernier une trace de son talent aux archives municipales, dans le fonds des dessins de l’école municipale des Beaux-Arts (26 Fi). J’ai momentanément égaré mes notes à ce sujet, mais je vous livre un dessin de Faivre qui a été primé vers 1879 si je me souviens bien.

Ferdinand Faivre, dessin d’après la bosse

Archives municipales de Marseille

Rue Clovis Hugues, 3e arrondissement