jeudi 21 novembre 2013

Publication

Les Éditions du Cerf ont publié, le 18 novembre dernier, un ouvrage collectif coordonné par David Hamidović – La rumeur Salomé – auquel j’ai collaboré. Je vous livre la couverture et le sommaire du livre.

 
David Hamidović. – La rumeur, un concept pour penser l'histoire du temps long. L'exemple Salomé
9

Charlotte Touati. – Salomé-Hérodiade, aux sources du mythe
21

Benjamin Bertho. – « Belle récompense que le sang pour le beau travail qu'est une danse ! » Le banquet d'Hérode et la danse de Salomé dans la littérature chrétienne ancienne (III-IVe siècle apr. J.-C.)
43

Cécile Voyer. – Le corps du péché. La représentation de Salomé au Moyen Âge
69

Thomas Golsenne. – Le triple jeu de Salomé à la Renaissance
101

Nadia Belkheir. – La figure de Salomé chez Flaubert
125

Céline Eidenbenz. – Salomé, une « déesse de l'immortelle Hystérie » au temps du symbolisme
137

Denis Huneau. – L'« Hérodiade » de Jules Massenet : une tradition revisitée
159

Pascal Terrien. – La « Salomé » de Richard Strauss : de la femme fatale à la femme moderne
177

Pascal Terrien. – « Salomé » de Mariotte, entre romantisme et symbolisme musical. Un opéra inabouti
193

Denis Huneau. – La danse de Salomé élargie aux dimensions d'une œuvre. L'exemple de « La Tragédie de Salomé » de Florent Schmitt
223

Laurent Noet. – Le mythe de Salomé dans la sculpture de la IIIe République
245

Valérie Billaudeau. – Les figures de Salomé au cinéma
257

Mathieu Messager. – Salomé ou la mise au silence du langage chez Pascal Quignard
275



La parution, initialement prévue pour 2011, a pris beaucoup de retard. J’avais, de fait, déjà eu l’occasion de donner un extrait de mon texte à propos de la Salomé d’Édouard Pépin (cf. article du 8 mai 2010).

Édouard Pépin, Salomé, bronze, 1887
Place des Baumettes, 9e arrondissement

lundi 11 novembre 2013

Quelques tombes de soldats de 14-18

La semaine dernière, le président Hollande a lancé les commémorations du centenaire de la Grande Guerre. J’ai donc décidé, pour ce 11 novembre, de vous présenter quelques tombes sculptées de soldats de 14-18 du cimetière Saint-Pierre (10e arrondissement).
Jean Bouin, athlète de renom et soldat du 163e régiment d’infanterie tué au champ d’honneur le 29 septembre 1914 lors de l’attaque du Mont Sec, près de Saint-Mihiel dans la Meuse (portrait, Constant Roux sculpteur).

Louis Henry, maréchal des logis de 24 ans tombé au champ d’honneur le 22 septembre 1915 à Souain dans la Marne (Douleur, Louis Botinelly sculpteur).
  
Étienne Cotte, sergent du 111e régiment d’infanterie mort pour la France le 25 septembre 1915 à 28 ans (portrait, Paul Rocheil sculpteur).

Francis Siffredi, tombé à Sedd-ul-Bahr en Turquie, 1894-1915 (portrait, Paul Rocheil sculpteur).
  
Sous-lieutenant Mourgue d’Algue, mort au Bois des Chevaliers le 22 mai 1916 (croix & drapeau, sculpteur inconnu).

 

Raoul Portal, brigadier du 62e régiment d’artillerie tué à la tête de ces caissons en franchissant en franchissant le tir de barrage le 15 juillet 1918 à l’âge de 21 ans. (statue équestre & bas-relief, sculpteur inconnu).


Mais aussi :
Tombe Puppi (Antoine Sartorio sculpteur)

Tombe Cère (Honnoré sculpteur)

Tombe Gauthier (Louis Botinelly sculpteur)

mardi 5 novembre 2013

Sainte Fortunée, vierge et martyre (Louis Botinelly sculpteur)

L’église Saint-Louis de Marseille, construite par l’architecte Jean-Louis Sourdeau (1889-1976), est célèbre pour son décor sculpté extérieur en béton armé, œuvre de Carlo Sarrabezzoles (1888-1971). Toutefois, l’intérieur abrite également un bas-relief en marbre de Carrare de grande qualité dû au ciseau de Louis Botinelly (1883-1962).
L’iconographie représente Sainte Fortunée, vierge et martyre. Il s’agit-là de la sainte patronne de la mère de madame Roche, la donatrice du terrain sur lequel le lieu de culte a été bâti. L’œuvre est donc une commande privée indépendante du reste de l’édifice. C’est sans aucun doute la bienfaitrice qui a imposé l’artiste, fort apprécié de la bourgeoisie et du clergé marseillais.
Botinelly inscrit son motif dans un cadre en forme de tau inversé (┴), jouant sur deux lignes de forces, une verticale et une horizontale. L’esquisse en plâtre montre un traitement plus Art déco qui sera gommé dans la sculpture définitive : la verticalité est surlignée de part et d’autre par des décrochements décroissants. Le relief final s’épure pour revenir à l’essentiel : le personnage féminin, longiligne dans son drapé et tenant la palme du martyre, s’oppose à la rondeurs et aux courbes du lion endormi à ses pieds. La taille du marbre, d’un lissage extrême, se détache sur un fond mosaïqué d’or comme si la sainte baignait dans la lumière divine.


Louis Botinelly, Sainte Fortunée, esquisse plâtre, vers 1935
Collection personnelle

 Louis Botinelly, Sainte Fortunée, marbre et mosaïque, 1935
Photographie ancienne

 Louis Botinelly, Sainte Fortunée, marbre et mosaïque, 1935
Église Saint-Louis, chemin de Saint-Louis au Rove, 15e arrondissement