mercredi 26 novembre 2014

Le sculpteur Arnaud

Samedi 29 novembre, à Marseille, l’hôtel des ventes Méditerranée propose aux enchères une sculpture animalière de Louis Arnaud (1914 - ?). Il s’agit d’un marbre, haut de 26 cm, signé sous la base et estimé 300 / 500 euros.

Louis Arnaud, sculpture animalière

Louis Arnaud est sans doute le sculpteur Arnaud qui a décoré un immeuble de la Grand Rue et auquel j’ai consacré une notice le 9 octobre dernier. L’un de mes lecteurs – Serge – m’avait alors fait part de ses souvenirs. Il a rencontré l’artiste lorsqu’il était apprenti staffeur, voici 48 ans. Avec son autorisation, je vous livre son témoignage :
« Si j’avais su à l’époque que j’aurais un jour à raconter des souvenirs sur M. Arnaud, je  crois que j’aurais pris des notes et des photos..... J’ai connu M. Arnaud rue Neuve Ste Catherine dans, je pense, le seul atelier de staff au monde situé à un 2ème étage. Mon plus grand regret (j’étais jeune à l’époque) ne pas avoir acheté un de ses beaux dessins, en particulier les ours aux forces arrondies qui l’inspiraient beaucoup. Mon patron de l’époque lui prêtait une des salles de l’atelier et nous nous rendions des services selon les besoins du travail. M. Arnaud travaillait l’argile de mains de maître sur des sculptures futures plus ou moins consolidées de l’intérieur avec fer et grillage. Toutes ses sculptures finissaient la plus part du temps en creux perdus et, sur des formes souvent épurées, il avait eu l’idée de poser dans la même forme de fines plaquettes de cuivre qu’il soudait entre elles. Par contre, le visage, les mains et les pieds étaient rajoutés, sculptés dans du tilleul de forme très classique et décolorés à l’eau oxygénée. Il peaufinait son ouvrage à la cire dure. Quand le creux perdu servait pour la sculpture de pierre ou de bois, il détruisait la plus part du temps le modèle en plâtre une fois le travail terminé. Avant mon départ de l’atelier (où nous avions vu défilé de temps en temps un modèle féminin jamais anorexique) M. Arnaud m’a offert un bas-relief dont l’original était en bois (113 cm sur 46 cm) ; il m’avait demandé de ne jamais le reproduire. Je me souviens aussi d’une statue représentant une tête d’Arlésienne et d’une tête de Cheval qui est peut-être de lui, à Ste Anne dans la rue principale devant une école. Sa plus grande statue, je pense, a été un Loup à poser sur un rocher qui a demandé un travail collectif pour la fabrication du moule et le coulage du béton. Ce travail a été exécuté pour la ville de Pra-Loup, dans les Alpes. En tout cas, pour moi, ces années où j’ai été apprenti staffeur et la plus part du temps en sa compagnie auront été professionnellement parlant les plus belles de ma vie. »

jeudi 6 novembre 2014

Triple actualité

Au cours des dix jours à venir, trois événements auxquels je suis intimement mêlé vont se succéder :
1- Aujourd’hui, 6 novembre, paraît en librairie 14-18 Marseille dans la Grande Guerre publié par l’éditeur Arnaud Bizalion (27€), ouvrage collectif auquel j’ai participé. J’y ai notamment abordé la question des monuments aux morts phocéens.

14-18 Marseille dans la Grande Guerre

2- À partir du vendredi 14 novembre, débute trois expositions sur la Grande Guerre. Le musée d’histoire traite du Front d’Orient 14-19, les soldats oubliés et l’Alcazar présente Les jouets font la guerre : André Hellé 14-18 ombre et lumière. Pour ma part, j’ai collaboré à l’exposition des archives municipales Marseillais fais ton devoir ! dont le livre susnommé peut être considéré comme le catalogue.
3- Enfin, le samedi 15 novembre, de 14h à 18h, je serai au Centre Bourse dans le cadre du 23e Carré des écrivains organisé par le Comité du Vieux-Marseille. J’y dédicacerai en compagnie d’Élisabeth Mognetti notre guide historique des Fontaines de Marseille.

Flyer du 23e Carré des écrivains