lundi 18 janvier 2016

Ferdinand Faivre et les arts décoratifs

Les sculpteurs marseillais du XIXe siècle, comme la majorité de leurs confères contemporains, abordent toutes les facettes de leur art : décors monumentaux, sculptures de salon, médailles et arts décoratifs. Dans ce dernier domaine, Ferdinand Faivre (1860-1937) est particulièrement prolixe. Ses œuvres d’art décoratif apparaissent d’ailleurs ponctuellement au Salon des artistes français :
1896- n°4020  Modèle de fontaine lavabo (plâtre)

Fontaine-lavabo, étain, 1896
Musée de Troyes

1899- n°4095  Vitrine contenant deux objets en grès exécutés par M. E. Muller
1906- n°3082  Divinités marines (surtout de table en bronze doré)

Divinités marines, bronze doré, 1906
Vendues à Londres le 19 mai 2010

1911- n°5082  Vitrine contenant une coupe en bronze doré
1920- n°3058  Une vitrine contenant statuettes et vases (biscuit)
1923- n°3188  Vitrine de douze objets et statuettes en biscuit émaillés et coloriés en collaboration avec Mme Jehanne Grandjean      

Pour ma part,  j’ai dernièrement acquis de cet artiste un vase en grès figurant un satyre à la poursuite d’une nymphe dans les hautes herbes.

Ferdinand Faivre, Nymphe et Satyre, vase en grès
Collection personnelle

Addenda du 12 février 2016 : j’ai rencontré l’arrière-petit-fils du sculpteur Ferdinand Faivre qui m’a ouvert ses archives familiales. Là j’y ai découvert un document montrant que mon vase Nymphe et Satyre était l’adaptation aux arts décoratifs d’un petit groupe préexistant.

Ferdinand Faivre, vitrine de statuettes et d’art décoratif, s.d.
Archives de la famille Faivre

dimanche 3 janvier 2016

L’Automobile-Club de Marseille (Charles Delanglade médailleur)

Cette année, pour vous adresser mes meilleurs vœux, j’ai choisi une médaille en bronze de Charles Delanglade (1870-1952) que j’ai achetée l’an passé. L’avers présente une femme conduisant une automobile du type Voiturette Renault de 1898 ; une Arlésienne figurant l’allégorie de la Provence l’accueille avec un bouquet de fleurs. Le revers présente une palme et un bandeau arborant l’inscription L'Automobile-Club de Marseille. Datée de 1899, elle a été commandée à l’artiste peu après la fondation de cette association, encore vivace aujourd’hui sous le vocable d’Automobile-Club de Provence. Compte tenu de la fortune de Charles Delanglade, on peut fort bien imaginer le jeune médailleur amateur d’autos et membre dudit club ; peut-être est-ce le pourquoi de cette commande !

Charles Delanglade, L’Automobile-Club de Marseille
Médaille de bronze de 5 cm de diamètre
Collection personnelle

Addenda du 27 février 2016 : Je ne m’étais pas trompé. Charles Delanglade fut l’un des membres assidus de l’Automobile-Club de Marseille dont il a également réalisé l’insigne, la même année que la médaille présentée ci-dessus.

La Vedette, 23 septembre 1899, p.95

Addenda du 19 décembre 2016 : J’ai trouvé la semaine dernière sur Ebay un exemplaire – sans doute en argent – de l’insigne de l’Automobile-Club de Marseille gravé par Delanglade. Du coup, je possède désormais et la médaille et l’insigne.

Charles Delanglade, L’Automobile-Club de Marseille
Insigne en argent (1899) et médaille en bronze (1899)
Collection personnelle