vendredi 11 mars 2016

Monument à Puget (François Sicard sculpteur)

Marseille possède un grand nombre de monuments dédiés à Pierre Puget (1620-1694). J’en dénombre cinq, sans compter le médaillon qui orne la façade du Palais Longchamp et la statue qui décore la cour d’honneur de la Préfecture. J’ai déjà eu l’occasion d’aborder certains d’entre eux ; je n’y reviendrai pas. Je souhaite me focaliser aujourd’hui sur le plus récent : le Monument à Puget du sculpteur tourangeau François Sicard (1862-1934).

François Sicard, Monument à Puget, marbre, 1910
Place Leverrier, 1er arrondissement

L’État commande à l’artiste, grand prix de Rome en 1891, le plâtre d’un buste de Puget et d’une figure décorative symbolisant l’œuvre du maître, moyennant 4000 francs, le 15 février 1907. Il commande ensuite, le 6 février 1908, la traduction en marbre de ce groupe au prix forfaitaire de 12000 francs. La sculpture est destinée à décorer le jardin du Carrousel, devant le Louvre ; elle est exposée au  Salon  de  la  Société des artistes français de 1910 (n°4106) avant d’être installée. Elle demeure en place de 1910 à 1933, date à laquelle l’organisation du jardin est repensée. Il faut donc lui trouver un nouvel emplacement : un arrêté du 20 juillet 1933, l’attribue alors à la cité phocéenne, ville natale de Pierre Puget.
Longtemps, le Monument à Puget a été érigé entre le square E. Stéphan et l’aile gauche du Palais Longchamp. Lors des travaux du Grand-Longchamp en prévision de Marseille-Provence capitale de la culture 2013, quand on songea à agrandir le musée des beaux-arts et gagner sur ledit square, le groupe en marbre a déménagé de quelques dizaines de mètres, au milieu du rond-point de la place Leverrier où il se trouve toujours aujourd’hui.

mardi 1 mars 2016

Différent opposant Auguste Carli à la famille Caire

De son vivant, la vedette marseillaise de music-hall Gaby Deslys, née Gabrielle Caire (1881-1920), souhaitait confier la réalisation de son monument funéraire à Auguste Carli (1868-1930). Je savais que ses héritières, sa mère et sa sœur, s’étaient opposées à ce projet sans en connaître les détails. J’ai récemment trouvé dans une revue juridique l’arrêt du 20 juin 1922 du Tribunal civil de Marseille (1ère instance) et l’arrêt du 12 juin 1923 de la Cour d’appel d’Aix (2nde instance) qui rappellent tous les tenants et aboutissants de l’affaire.

Le Droit d’auteur, 23 novembre 1923, p.118-120

Finalement, suite à ces déboires, les héritières de Gaby Deslys demanderont à Louis Botinelly (1883-1962) la réalisation d’un simple médaillon de marbre pour orner la tombe de la famille Caire.

Louis Botinelly, Gaby Deslys, médaillon marbre, 1923
Cimetière saint-Pierre, 10e arrondissement