vendredi 8 avril 2016

Brigitte Baumas

Aujourd’hui a lieu la vente des œuvres de Marcel Damboise (1903-1992). Parmi les œuvres qui vont être dispersées se trouve un portrait de la sculptrice marseillaise Brigitte Baumas. C’est l’occasion de donner – en l’enrichissant – la petite notice que je lui ai consacrée dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte-d’Azur.

Marcel Damboise, Brigitte Baumas, plâtre, 1954-1956
Lot 71 de la vente Damboise

Baumas Brigitte (née à Marseille le 31 janvier 1937), sculptrice
Élève du sculpteur Louis Leygue (1905-1992) à l’École nationale supérieur des beaux-arts, elle remporte le 1er second prix de Rome en 1961 avec La Naissance du jour. Néanmoins, elle part pour l’Italie, accompagnant son compagnon André Barelier (né à Plan-de-Cuques en 1934), grand prix de Rome de sculpture cette même année. Elle l’y épouse en 1963 et en aura deux enfants : le fondeur d’art Romain Barelier (né à Rome en 1964) et la créatrice de bijoux Estelle Barelier (née à Marseille).

Brigitte Baumas, Romain Barelier, dessin

Ses sculptures intimistes traduisent souvent le quotidien tranquille des modèles dans l’atelier.

Brigitte Baumas, Femme assoupie dans un fauteuil, bronze

Brigitte Baumas, Femme au fauteuil, bronze

vendredi 1 avril 2016

Marcel Damboise

Le 8 avril prochain, le commissaire-priseur Vincent Wapler va disperser aux enchères, à l’hôtel Drouot (Paris), le fonds d’atelier du sculpteur marseillais Marcel Damboise, soit un total de 139 lots incluant sculptures et dessins. C’est l’occasion pour moi de donner ici la notice que je lui ai consacrée dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte-d’Azur.

Marcel Damboise, Autoportrait, plume & encre de chine, 
1980-1987
Lot 128 de la vente, 200/300 €

DAMBOISE Marcel (Marseille, 8 août 1903 – Paris, 2 février 1992), sculpteur
Issu d’une famille modeste, il fréquente l’École des Beaux-Arts de Marseille très jeune, de 1916 à 1918. La disparition de son père le pousse à entrer en apprentissage : de 1919 à sa conscription au service militaire, il apprend le métier de tailleur de pierre auprès de Louis Botinelly (1883-1962) sur les chantiers de différents monuments aux morts. En 1925, il monte à Paris, travaillant pour des marbriers et des bronziers. En 1928, il épouse la fille du peintre Georges Dorignac et devient le beau-frère des peintres André Hébuterne et Henri Epstein. Dès l’année suivante, il expose dans les Salons parisiens : aux Tuileries (Tête de femme, marbre, 1929), aux Indépendants, au Salon d’Automne (Jeune femme s’habillant, 1930 ; Figure de femme, 1931)… De 1932 à 1934, il est pensionnaire à la villa Abd-el-Tif, à Alger ; là, il exécute le Monument aux morts de Foundouk. En 1939, il est lauréat du Prix Viking. Mobilisé en 1939-1940, il incorpore le régiment "Camouflage" ; il y rencontre Jean-Louis Barrault (buste plâtre, 1940).

Marcel Damboise, Jean-Louis Barrault, plâtre, 1940
Lot 29 de la vente, 2000/2500 €

Durant cette période difficile, il reçoit néanmoins quelques commandes comme Saint Marcel (statue pierre, 1943) pour l’église Saint-Marcel de Vitry-sur-Seine. Après-guerre, de 1948 à 1954, il s’installe en Algérie où il sympathise avec Albert Camus ; plus tard, il sculpte un portrait posthume de ce dernier (buste bronze, Théâtre de l’Odéon, Paris, achat de l’État du 6 juillet 1964).

Marcel Damboise, Albert Camus, terre cuite, 1961
Lot 88 de la vente, 4000/5000 €

En 1953, il obtient le Prix de la Villa d’Este. En 1954, il est nommé professeur aux cours du soir à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, poste qu’il occupe jusqu’en 1973. Enfin, en 1963, il participe à la fondation du Groupe des Neuf. Le musée de Louviers conserve de lui un buste pierre de Rouget de l’Isle (1940) et la présidence du Conseil de la République au Palais du Luxembourg possède une statuette pierre, Femme à la draperie (1950).

Marcel Damboise, Alain adolescent, bronze, 1944-1945
Lot 37 de la vente, 8000/10000 €

Marcel Damboise, étude pour La Grande Christiane, sanguine, 1955-1960
Lot 78 de la vente, 300/400 €