jeudi 21 juillet 2016

Pierre Reynès (Gabriel Joucla sculpteur)

Je crois que je n’étais pas entré dans le Muséum d’histoire naturelle de Marseille depuis mon enfance. Je ne regrette pas de l’avoir fait cet été car j’y ai découvert, au premier étage, un grand médaillon en marbre à la mémoire de Pierre Reynès (1829-1877). Paléontologue – il se consacre notamment à l’écriture d’une Monographie des ammonites dont la publication est en partie posthume (1867-1879) – et membre de l’Académie de Marseille (1875), Pierre Reynès dirige le Muséum du 15 août 1869 à sa mort le 4 mai 1877. C’est lui qui installe l’institution dans ses nouveaux locaux du Palais Longchamp.

Gabriel Joucla, Pierre Reynès, médaillon, marbre, 1904
Ensemble et détail
Muséum d’histoire naturelle, Palais Longchamp, 4e arrondissement

Ce monument commémoratif, daté de 1904, célèbre ici Reynès en tant que donateur du Muséum d’histoire naturelle de Marseille. Toutefois, il m’intéresse surtout pour son auteur : Gabriel Joucla. Jusqu’à peu, j’ignorais quasiment tout de la vie de cet artiste rare. Or, dernièrement, je suis tombé sur son dossier militaire. J’ai donc appris qu’il est né à Marseille le 21 novembre 1869, qu’il ne mesurait que 1m59, qu’il avait les yeux bleus et les cheveux châtain, enfin qu’il est mort pour la France à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) le 10 juin 1915. 

jeudi 14 juillet 2016

Gustave Quinson (Léopold Bernstamm sculpteur)

Fils d’un imprimeur marseillais, Gustave Quinson naît à Marseille le 21 janvier 1868. Il s’installe à Paris où il mène une importante carrière de directeur de théâtre. Il dirige, entre autres, le Théâtre de la tour Eiffel (1902-1914), le Théâtre Grévin (1906-1909), le Théâtre du Palais-Royal (1910-1942), les Bouffes-Parisiens (1913-1929) ou la Michodière (1925-1937). Durant l’Entre-deux-guerres, il s’illustre également comme auteur de comédies et d’opérettes en collaboration avec des auteurs comme Pierre Veber, Tristan Bernard, Albert Willemetz et surtout Yves Mirande avec lequel il écrit Le Chasseur de chez Maxim’s (1920). Enfin, il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1920, puis officier en 1925.

Léopold Bernstamm, Gustave Quinson, bronze, 1909
Cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement

En 1909, le sculpteur allemand et sujet de l’Empire russe Léopold Bernhard Bernstamm (Riga, Lettonie, 1859 – Paris, 1939) réalise son portrait en bronze. Cet artiste, établi dans la capitale française à partir de 1885, connaît la célébrité en portraiturant le tout-Paris. Il est par ailleurs l’un des sculpteurs attitrés du musée Grévin. C’est sans doute la proximité dudit musée avec le Théâtre Grévin qui permet aux deux hommes d’entrer en relation.
Gustave Quinson conserve le buste jusqu’à sa mort, survenue à Paris, le 1er août 1943. Son corps est alors rapatrié dans sa ville natale pour y être enterré ; quant au buste, il est érigé sur sa tombe.